Les types de référencement selon le type de site

Dans cet article, nous allons aborder les différents types de référencement, c’est-à-dire : l’influence entre la manière de traiter le référencement d’un site et le type, la taille ou le secteur du site internet en question.

En effet, nous pensons que tous les sites ne sont pas à traiter d’une même manière, lors d’un audit SEO par exemple, ou lors d’une analyse concurrentielle.

Quels sont les différents types de site

Tout d’abord, effectuons un premier état des lieux des différents types de site : qu’entendons-nous par là ?

Le premier type de site que nous rencontrons souvent, dans le secteur de la traduction de site internet, est le site vitrine.

Les sites vitrines, comme leur nom l’indique, servent à présenter une entreprise, une association, une communauté, ainsi que les services ou les offres proposées. En général, vous ne trouverez pas de produits à commander sur un site vitrine, mais plutôt des actualités et des moyens de contacter l’entreprise, ainsi qu’une présentation des valeurs de l’entreprise et de ses membres.

Les sites vitrines sont très souvent réalisés via un CMS, parfois une plateforme en ligne.

Ensuite viennent les sites e-commerce, un support idéal pour vendre ses produits sur le web. Ce type de vente en ligne a tellement de succès que l’on rencontre désormais ce qu’on appelle des “pure players”, des boutiques 100% dématérialisées. La particularité des sites e-commerce est la gestion… du e-commerce ! C’est-à-dire : gestion des paniers, des ventes, des stocks, etc. et la gestion des pages produits. Il est très fréquent qu’un site e-commerce ait besoin de traduction, lors de l’ouverture du site à d’autres marchés. Et l’évolution d’un site e-commerce vers l’international n’est pas toujours aussi simple qu’on le pense, car il faut prendre en compte non seulement la traduction des pages statiques, mais également la traduction des fiches produit, la prise en compte des devises, des délais de livraison, etc.

Sur la toile, enfin, on peut également rencontrer :

  • des sites institutionnels, similaires aux sites vitrines mais sans la dimension commerciale. Par exemple, le site https://www.loreal.fr/ est la version institutionnelle du site https://www.loreal-paris.fr/, en France.
  • des blogs, uniquement destinés à publier des contenus chauds, des actualités, quel que soit le domaine du blog. C’est souvent pour se lancer dans le blogging que certains créent leur site. Les blogs sont rarement traduits, car le lectorat est ciblé.
  • les medias, les sites d’actualités : on peut presque les rapprocher des blogs, puisqu’il s’agit là de contenus chauds publiés régulièrement.
  • des outils SaaS, “Logiciel en tant que service“, que l’on rencontre de plus en plus fréquemment, notamment dans les métiers du web : outils de mesure de performance (Dareboost), outils de tableaux de bord (DataStudio), outils de comptabilité. On trouve de plus en plus des sites web qui remplacent nos bons vieux logiciels : application en ligne de design 3D par exemple, ou de prise de notes

Il y a un type de site dont on n’a pas parlé… ce sont tous les autres : les sites qui répondent à un besoin très particulier et qui ne correspondent à aucun des types de site cités. C’est le cas des sites de rencontre par exemple, des sites de streaming, ou des sites de mise en relation entre particuliers ; ces sites ne sont ni des e-commerce, ni des sites vitrines, ni des SaaS. C’est bien souvent ces sites qui demandent le plus de personnalisation, et rares sont les CMS qui peuvent répondre à ces types de besoin, à moins de modifier leur but primitif.

Quant aux forums, j’ai tendance à les ranger dans la catégorie “blogs” et sites de contenus divers…

L’impact du type de site

L’impact qu’a le type de site sur le référencement n’est pas évident : il ne concerne pas vraiment la manière dont les robots (GoogleBot et consorts) verra le site, car un robot visite un site internet sans aucun a priori sur la technologie utilisée, sur la cible, sur le secteur. Tout le monde à la même enseigne ! Enfin… en théorie. Mais on y reviendra.

La relation entre le type de site et le référencement est plutôt sur la manière dont on travaillera le référencement du site, en amont, lors du développement, ou pendant l’audit du site et l’optimisation du référencement.

Dans le cas des sites vitrines et des sites institutionnels, l’accent sera porté sur les “contenus froids”, les pages statiques; de plus, ces sites ont rarement un grand volume de pages à référencer. Il est donc important dans ce cas d’identifier l’arborescence idéale pour le site, et de ne référencer que les pages utiles. Un travail d’analyse en continu, lors de l’accompagnement en référencement, sera utile pour détecter les opportunités de mots clés et pour repérer les pages inactives.

Les micro-formats peuvent être utiles mais ne sont pas fondamentaux sur ces sites : utilisez par exemple les microdonnées du type Organization ou Local Business pour décrire la société.

Les sites e-commerce demandent bien souvent beaucoup plus de travail de mise en place, plus de technique, et plus d’efforts pour le référencement. Tout d’abord parce que les sites e-commerce ont bien souvent plus de concurrence dans le référencement naturel : quels produits vendez-vous ? Sont-ils déjà vendus sur le net ? Peut-on les trouver dans des boutiques ? Autant de question à se poser qui peuvent influencer le référencement.

En outre, les CMS spécialisés pour le e-commerce ont en général une mauvaise réputation dans le monde des référenceurs. Cela peut se comprendre : ils ont été fait pour gérer des produits, des catalogues et des process de paiements, bien plus que pour être des “voitures de course” dans Google. Il faudra donc prêter une attention particulière aux tests SEO du site e-commerce, et notamment :

  • veiller à la performance du site (sans bon système de cache, vous perdrez beaucoup d’opportunités de visites et de ventes !)
  • tester le rendu mobile du site (depuis l’index Mobile First de Google, c’est indispensable)
  • éviter le contenu dupliqué : on ne compte plus les erreurs provoquées par des CMS mal configurés, qui génèrent X pages identiques lors du tri ou de la pagination des pages produits !

Enfin, pour tous les sites dont le contenu est le point fort (sites d’actualité, blogs, etc.), il faudra se poser la question de l’opportunité de soumettre ses contenus à Google News. Met avant tout, il faudra travailler la renommée du site, son référencement social, son apparence sur les réseaux via le bon usage des “Open Graph” et autres metadonnées, et surtout : travailler la qualité et l’unicité des contenus. A quoi sert-il de fournir à Google une actualité de 150 mots seulement qui a déjà été vue sur 399 autres sites ?

L’impact de la taille du site

En termes de taille de site, il y a un énorme écart entre les sites d’une seule page (les sites “one page”, selon l’expression consacrée, qui ont le vent en poupe pour les sites vitrines) et les sites qui référencent des millions de pages dans Google (parfois à leur insu).

A ce propos, il existe une méthode simple pour évaluer le nombre de pages d’un site référencées par Google. Il suffit de taper dans la recherche de Google “site:” puis l’url du site, sans espace, de cette manière :

site:https://www.inpuzzle.com/

Cette commande envoie le nombre de pages d’un site indexées par Google, et cela peut révéler des surprises : il arrive assez souvent que cette vérification permette de découvrir des pages que l’on ne voulait pas indexer, ou des pages que l’on pensait avoir supprimé.

Quel est l’impact du nombre de pages d’un site sur son référencement ?

Certaines agences de référencement font payer l’audit SEO en fonction du nombre de pages. Cependant, si l’on liste les différents gabarits de pages, on a rarement une liste très longue.

Prenons un exemple que je connais bien : un site de citations, https://citations.ouest-france.fr/.

Google référence plus de 83 000 pages de ce site. Faut-il pour autant étudier chacune de ces pages ? Non, et pour plusieurs raisons :

  • des outils d’analyse, tels que Oncrawl, vont naturellement regrouper des pages entre elles, par catégories ou “clusters”. Un expert en référencement ne s’intéressera qu’aux pages qui ont de gros soucis (tels que des titres dupliqués), et souvent essaiera de corriger les erreurs sur les templates de pages, les gabarits. En effet, corriger une erreur HTML sur une balise H1 d’un gabarit de page, par exemple, corrigera cette erreur sur toutes les pages se servant de ce gabarit.
  • pour reprendre l’exemple, les gabarits de pages sont les pages citations (https://citations.ouest-france.fr/citation-oscar-wilde/seul-moyen-delivrer-tentation-d-25092.html), les pages auteurs (https://citations.ouest-france.fr/citations-oscar-wilde-906.html) et les pages thèmes (https://citations.ouest-france.fr/theme/devoir/). Ces 3 gabarits de page représentent sans doute plus de 80% du site. Les données affichées sur ces gabarits sont des données dynamiques.

Il faut cependant noter qu’un site qui référence un grand nombre de pages voit aussi un plus grand risque de mal maîtriser les pages référencées, et il est logique que le référencement d’un “gros” site est plus difficile à entreprendre et à maîtriser. Plus votre site est gros, plus il y a du travail de gestion de référencement à réaliser, pour simplifier.

Inversement, un petit site, avec peu de pages, a du mal être présent sur des requêtes concurrentielles. Le petit nombre de pages est parfois une faiblesse sur le plan du SEO, car le maillage interne du site en est d’autant plus faible.

L’impact du secteur

Le secteur a un impact relativement faible sur le référencement d’un site : en fait, c’est surtout la concurrence du secteur qui va jouer.

Si vous êtes le énième plombier de votre ville, ou si vous essayez de concurrencer Hotels.com ou Airbnb, il va de soi que cela ne va pas être simple.

Si vous lancez au contraire une nouvelle idée, un nouveau concept, inversement, si personne ne connaît le concept, vous ne percerez pas : avant de travailler le référencement, vous devrez donc travailler votre communication et votre réputation.

C’est d’ailleurs l’un des intérêts de l’audit sémantique : la recherche de mots clés constitue une bonne mesure de la demande sur internet, et permet de prédire la capacité maximale de votre site (à condition d’être patient, bien entendu).

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